Commencer à recevoir le RPC ne met pas nécessairement fin aux cotisations au RPC. Une personne qui travaille tout en recevant le RPC et qui a moins de 70 ans peut encore avoir des cotisations au RPC, et des cotisations valides après le début de la retraite peuvent créer une prestation après-retraite distincte du Régime de pensions du Canada, ou PAR.
La clé est l’âge. De 60 à 64 ans, les cotisations au RPC sont généralement obligatoires pour les personnes qui travaillent tout en recevant une pension de retraite du RPC. De 65 à 69 ans, les cotisations peuvent être arrêtées seulement au moyen du processus de choix approprié. À 70 ans, les cotisations au RPC cessent.
La PAR n’est pas un nouveau calcul de la pension de retraite du RPC d’origine et ce n’est pas la même chose que reporter le RPC. Il s’agit d’un montant mensuel viager additionnel généré par des cotisations versées après le début de la pension de retraite du RPC. Chaque année de cotisation admissible peut créer une nouvelle couche de PAR.
Le coût ne se présente pas de la même façon pour les employés et les travailleurs autonomes. Un employé voit des retenues salariales au RPC, tandis que l’employeur cotise aussi. Une personne travailleuse autonome qui continue de cotiser assume généralement les parts de l’employé et de l’employeur, ce qui modifie la comparaison des flux de trésorerie.
Le Québec doit être traité séparément. Le travail au Québec suit généralement les règles du RRQ et peut créer le supplément à la rente de retraite du Régime de rentes du Québec, et non une PAR du RPC. Les règles du RRQ utilisent aussi des seuils d’âge différents : les travailleurs qui reçoivent une rente de retraite du RRQ ou une pension de retraite du RPC peuvent choisir de cesser de cotiser au RRQ de 65 à 72 ans selon les règles du Québec, et les cotisations cessent automatiquement le 1er janvier suivant le 72e anniversaire.
La décision entre 65 et 69 ans n’est pas une règle universelle de type oui ou non. Elle dépend des flux de trésorerie actuels, du statut d’employé ou de travailleur autonome, du régime applicable, de la prestation future qui est achetée, des impôts, de l’exposition à la récupération de la SV, des interactions avec le SRG ou d’autres prestations, de la longévité et des priorités de revenu du ménage.
Table des matières
- Introduction
- Les seuils d’âge : pourquoi 60, 65, 70 et 72 ans comptent
- Qu’est-ce que la prestation après-retraite du RPC
- Comment une PAR est créée et versée
- Travailler comme employé
- Travail autonome et revenu mixte
- Le Québec et le supplément à la rente de retraite du RRQ
- La PAR n’est pas la même chose que reporter le RPC
- Impôt, SV, SRG et autres interactions de prestations
- Comment réfléchir à la décision entre 65 et 69 ans
- Idées reçues courantes
- Questions à vérifier avant de modéliser
- Conclusion
- Points clés
Introduction
Travailler après avoir commencé à recevoir le RPC peut sembler contre-intuitif. Beaucoup de personnes supposent qu’une fois la pension de retraite du RPC commencée, les cotisations cessent et le montant de la pension est fixé pour toujours. Ce n’est pas toujours ainsi que le système fonctionne.
Si une personne continue de travailler tout en recevant le RPC et qu’elle a moins de 70 ans, les cotisations au RPC peuvent continuer. Ces cotisations peuvent créer un supplément viager distinct appelé prestation après-retraite, ou PAR. La pension de retraite du RPC d’origine demeure en place; la PAR constitue une couche additionnelle ajoutée plus tard.
Cet article explique ce mécanisme. Il met l’accent sur les règles qui créent le plus souvent de la confusion : les groupes d’âge, le choix de cesser de cotiser après 65 ans, la différence entre employés et travailleurs autonomes, la façon dont les PAR sont versées, et la raison pour laquelle un emploi au Québec doit être vérifié selon les règles du RRQ.
L’objectif est éducatif. L’article ne décide pas si une personne devrait continuer de cotiser, cesser de cotiser, travailler davantage, travailler moins, commencer le RPC, reporter le RPC, ou choisir une stratégie fiscale ou de prestations particulière. Il aide plutôt les lecteurs à comprendre les éléments en jeu avant d’utiliser des calculateurs ou des sources officielles.
Les seuils d’âge : pourquoi 60, 65, 70 et 72 ans comptent
La façon la plus simple de comprendre les cotisations après le début de la retraite est de commencer par l’âge. La règle change lorsque la personne atteint 65 ans, et le RPC et le RRQ n’utilisent pas exactement le même point d’arrêt.
| Situation | RPC à l’extérieur du Québec | RRQ / emploi au Québec | Interprétation de planification |
|---|---|---|---|
| Travailler tout en recevant une pension de retraite avant 65 ans | Les cotisations au RPC sont généralement obligatoires pour les bénéficiaires de la pension de retraite du RPC qui travaillent et qui ont moins de 65 ans. | Les cotisations au RRQ peuvent s’appliquer lorsque les gains d’emploi au Québec dépassent l’exemption annuelle et que la personne reçoit une rente de retraite du RRQ ou une pension de retraite du RPC, selon les règles québécoises en vigueur. | Commencer la pension ne met pas automatiquement fin aux cotisations. |
| De 65 à 69 ans | Un bénéficiaire du RPC qui travaille peut choisir de cesser de cotiser, mais le choix doit être fait correctement. Les employés utilisent le formulaire CPT30 et en remettent des copies aux employeurs et à l’ARC. | Les travailleurs québécois qui reçoivent le RRQ ou le RPC peuvent choisir de cesser de cotiser au RRQ à partir de 65 ans selon les règles du Québec. | C’est la principale période de décision volontaire. |
| 70 ans | Les cotisations au RPC cessent. Les règles de paie mettent généralement fin aux retenues au RPC lorsque l’employé atteint l’âge limite applicable. | Le RRQ est différent; les règles du Québec continuent de s’appliquer après 70 ans dans certains cas. | Ne présumez pas que le RPC et le RRQ utilisent le même point d’arrêt. |
| 72 ans et après | Le RPC ne prévoit pas de période de cotisation après 70 ans. | Selon les directives actuelles de Retraite Québec, les cotisations au RRQ cessent automatiquement le 1er janvier suivant le 72e anniversaire. | Des directives propres au RRQ sont nécessaires pour le travail au Québec. |
Le tableau ci-dessous est une carte simplifiée. Les règles détaillées de paie, de déclaration de revenus et de cotisation doivent être vérifiées auprès des sources actuelles de l’ARC, de Service Canada, de Retraite Québec et de Revenu Québec avant de prendre des décisions de paie ou de fiscalité.
Qu’est-ce que la prestation après-retraite du RPC
La prestation après-retraite du RPC est une prestation mensuelle viagère distincte créée par des cotisations valides au RPC versées après le début de la pension de retraite du RPC.
Une PAR peut refléter des cotisations au RPC versées après le début de la pension de retraite, y compris les cotisations au RPC bonifié lorsqu’elles s’appliquent. Dans le cadre du RPC bonifié, le calcul peut comprendre des portions du RPC de base, de la première cotisation supplémentaire au RPC et de la deuxième cotisation supplémentaire au RPC/RPC2, selon les gains ouvrant droit à pension et les cotisations du travailleur pour l’année.
Il ne s’agit pas d’une deuxième demande de pension de retraite. Il ne s’agit pas non plus d’un nouveau calcul de la pension du RPC d’origine. Le montant initial du RPC continue selon son propre calcul, et la PAR s’ajoute lorsqu’une année de cotisation admissible en crée une.
Chaque année de cotisations valides au RPC après le début de la retraite peut créer une nouvelle PAR. Avec le temps, une personne peut recevoir la pension de retraite du RPC d’origine, plus plusieurs ajouts distincts au titre de la PAR.
La PAR peut encore être pertinente même pour une personne qui reçoit déjà la pension de retraite maximale du RPC. Service Canada indique que la PAR peut augmenter le revenu de retraite même lorsque la personne reçoit déjà la pension de retraite maximale.
Chaque année de cotisation admissible peut créer une PAR distincte, et chaque PAR annuelle a son propre maximum. Canada.ca décrit la PAR maximale comme 2,5 % — ou 1/40 — de la pension de retraite maximale du RPC, parce qu’une PAR est générée par une année de cotisations après le début de la retraite, et non par une carrière complète.
Comment une PAR est créée et versée
La séquence habituelle est simple. Une personne reçoit le RPC, continue de travailler et verse des cotisations au RPC sur des gains ouvrant droit à pension. Service Canada reçoit les renseignements sur les cotisations de l’ARC après l’année de cotisation. Si la cotisation crée une PAR, le nouveau montant prend généralement effet en janvier suivant.
Le premier versement a généralement lieu après janvier parce que les renseignements sur les cotisations doivent être traités. Service Canada indique que le premier paiement est habituellement versé au début d’avril et comprend un montant forfaitaire rétroactif à janvier. Par la suite, la PAR est versée mensuellement dans le paiement du RPC.
Une PAR ne nécessite généralement pas de demande régulière. Le point important pour les lecteurs est que l’année de cotisation, la transmission des renseignements par l’ARC et la date de paiement ne correspondent pas à la même date. La prestation peut prendre effet en janvier tout en étant versée pour la première fois plus tard.
Une chronologie compacte de la PAR est la suivante :
- Travailler et cotiser pendant l’année.
- Les renseignements de l’employeur ou de la déclaration de revenus parviennent à l’ARC.
- Service Canada calcule si l’année de cotisation crée une PAR.
- La PAR prend généralement effet en janvier suivant.
- Le premier versement peut arriver plus tard et inclure un montant rétroactif jusqu’à janvier.
Travailler comme employé
Pour un employé à l’extérieur du Québec, l’employeur retient normalement la cotisation de l’employé au RPC sur le revenu d’emploi ouvrant droit à pension et verse aussi la cotisation de l’employeur. Si l’employé reçoit le RPC et a moins de 65 ans, les cotisations se poursuivent généralement lorsque l’emploi est ouvrant droit à pension.
De 65 à 69 ans, un employé peut choisir de cesser de cotiser au RPC en remplissant le formulaire CPT30. Le choix prend normalement effet le mois suivant la remise du formulaire à l’employeur, sous réserve du processus actuel de l’ARC.
Si le travailleur a plus d’un employeur, le formulaire CPT30 rempli doit être remis à chaque employeur, et l’original doit être envoyé à l’ARC. Le travailleur ne peut pas cesser de cotiser au RPC auprès d’un employeur tout en continuant de cotiser auprès d’un autre.
Un choix peut aussi être révoqué, mais des règles de calendrier s’appliquent. C’est pourquoi l’article traite ce choix comme une question administrative et de paie, et non simplement comme une préférence exprimée à un employeur.
Travail autonome et revenu mixte
La comparaison est différente pour les travailleurs autonomes, car une personne travailleuse autonome paie généralement les parts de l’employé et de l’employeur. Le coût actuel en flux de trésorerie peut donc être très différent de celui d’un employé, même si le mécanisme de prestation future du RPC est similaire.
Les travailleurs autonomes ne remettent pas simplement un formulaire CPT30 à un employeur lorsque le seul revenu en cause est un revenu de travail autonome. Les directives de l’ARC renvoient à la déclaration de revenus et à l’annexe 8 pour les choix relatifs au RPC dans les situations de travail autonome à l’extérieur du Québec.
Pour une personne qui a à la fois un revenu d’emploi et un revenu de travail autonome, le calcul du RPC doit être concilié dans la déclaration de revenus et l’annexe 8. Le calcul tient compte du RPC déjà retenu sur le revenu d’emploi avant de déterminer les cotisations au RPC restantes sur le revenu de travail autonome et les autres gains.
Le Québec et le supplément à la rente de retraite du RRQ
Le Québec n’est pas une note de bas de page. Une personne qui travaille au Québec suit généralement les règles du Régime de rentes du Québec pour cet emploi, même si elle reçoit une pension de retraite du RPC. Cela signifie que le mécanisme après le début de la retraite peut être le supplément à la rente de retraite du RRQ plutôt qu’une PAR du RPC.
Retraite Québec indique qu’une personne qui reçoit déjà une rente de retraite du RRQ peut travailler et continuer de recevoir sa rente. De nouvelles cotisations peuvent créer un supplément à la rente de retraite, qui est généralement versé automatiquement à compter de l’année suivant celle où les cotisations ont été versées.
Le supplément du RRQ a sa propre formule et ses propres règles de source. Retraite Québec décrit actuellement le supplément comme étant égal à 0,66 % des gains sur lesquels la personne a cotisé pour l’année précédente. Il est versé à vie et indexé, et chaque année de nouvelles cotisations peut ajouter un nouveau supplément.
La plage d’âge est également différente. Selon les directives actuelles du Québec, les travailleurs de 65 à 72 ans qui reçoivent une rente de retraite du RRQ ou une pension de retraite du RPC peuvent choisir de cesser de cotiser au RRQ. Les cotisations cessent automatiquement le 1er janvier suivant le 72e anniversaire, avec une précision selon laquelle un anniversaire en décembre peut créer une année de cotisation additionnelle.
Pour OpenBook, la règle simple est la suivante : utiliser le langage RPC/PAR pour un emploi assujetti au RPC à l’extérieur du Québec, et utiliser les sources de Retraite Québec pour le travail au Québec et le supplément du RRQ. Un traitement complet du RRQ mérite son propre article ou sa propre référence.
La PAR n’est pas la même chose que reporter le RPC
Le report du RPC et la PAR sont souvent confondus parce que les deux peuvent augmenter le revenu mensuel lié au RPC. Ce ne sont pas le même mécanisme.
Reporter le RPC influence le montant initial avant le début du RPC. La personne attend avant de commencer la pension de retraite, et la pension mensuelle est ajustée selon les règles d’âge de début.
La PAR s’applique après le début de la pension de retraite du RPC. La personne reçoit déjà le RPC, puis gagne des montants additionnels de PAR grâce à des cotisations valides versées après le début de la retraite.
La comparaison n’est donc pas simplement « reporter le RPC ou gagner une PAR ». Un lecteur peut avoir besoin de comprendre les deux idées, mais le calendrier, le coût de cotisation, l’effet sur les flux de trésorerie et la méthode de calcul sont différents.
Essayez le calculateur de moment de début du RPC/RRQ pour comparer les âges de début des pensions publiques. Traitez la PAR ou le supplément du RRQ comme une couche de revenu distincte après le début de la pension.
Impôt, SV, SRG et autres interactions de prestations
Le revenu de pension de retraite du RPC est imposable, et la PAR fait partie de la couche de revenu de retraite du RPC. Une PAR mensuelle additionnelle peut donc augmenter le revenu de retraite imposable.
Cette augmentation peut être faible en dollars, mais les programmes sensibles au revenu peuvent être sensibles aux seuils. Un revenu plus élevé du RPC ou de la PAR peut influencer l’exposition à la récupération de la SV, l’admissibilité au SRG ou d’autres prestations fondées sur le revenu, selon la mesure de revenu, la situation du ménage, l’année d’imposition et la période de prestations.
Cela ne signifie pas que la PAR est automatiquement bonne ou mauvaise. Cela signifie que la prestation doit être considérée comme une couche de revenu à l’intérieur d’une carte fiscale et de prestations plus large. Les flux de trésorerie actuels, les cotisations de paie, le revenu mensuel futur, la déclaration fiscale et les prestations fondées sur le revenu sont liés, mais ne sont pas identiques.
Un revenu additionnel du RPC/PAR ou du supplément du RRQ est imposable et peut influencer les prestations fondées sur le revenu. Pour un prestataire du SRG à faible revenu, même une nouvelle prestation mensuelle modeste peut réduire le SRG selon le revenu, la situation du ménage et la période de paiement. Pour un bénéficiaire de la SV à revenu plus élevé, un revenu imposable additionnel peut augmenter l’impôt de récupération de la SV de 15 % du montant au-dessus du seuil applicable, jusqu’à ce que la récupération de la SV atteigne la SV payable.
Pour tester les interactions fiscales et de prestations connexes, ouvrez le calculateur de récupération de la SV, le calculateur du SRG ou le calculateur canadien d’impôt sur le revenu.
Comment réfléchir à la décision entre 65 et 69 ans
De 65 à 69 ans, le choix relatif au RPC de continuer ou d’arrêter les cotisations se comprend mieux comme un compromis entre les flux de trésorerie actuels et le revenu mensuel viager futur.
Continuer à cotiser réduit le flux de trésorerie net actuel d’un employé et peut créer un coût de cotisation actuel plus élevé pour une personne travailleuse autonome. En échange, des cotisations valides peuvent créer une PAR à compter de l’année suivante.
Cesser de cotiser peut augmenter le flux de trésorerie actuel. Cela signifie aussi que ces cotisations ne créeront pas de PAR pour cette période de cotisation. Le résultat dépend du revenu de travail, du coût des cotisations, du montant de la prestation future, de l’exposition fiscale et aux prestations, de la durée prévue des paiements et de la préférence pour un revenu actuel plutôt que futur.
La question utile pour OpenBook n’est pas « toute personne de 65 ans devrait-elle continuer de cotiser? ». La question utile est plutôt : quel régime s’applique, combien coûte la cotisation, quelle couche de revenu crée-t-elle et quels autres impôts ou prestations le revenu additionnel pourrait-il influencer?
Idées reçues courantes
- « Les cotisations au RPC cessent automatiquement dès que le RPC commence. » Pas toujours. Les bénéficiaires du RPC qui travaillent et ont moins de 70 ans peuvent encore cotiser, selon leur âge et leur statut de choix.
- « Les cotisations après le début du RPC sont perdues. » Pas généralement. Des cotisations valides au RPC après le début de la retraite peuvent créer une couche distincte de PAR.
- « La PAR est la même chose que reporter le RPC. » Non. Reporter le RPC modifie la pension initiale avant le début du RPC. La PAR est gagnée après le début du RPC au moyen de cotisations supplémentaires.
- « L’employeur peut simplement arrêter les retenues au RPC sur demande. » Incomplet. Pour les employés de 65 à 69 ans à l’extérieur du Québec, le processus CPT30 est la voie officielle.
- « Les travailleurs autonomes font face au même coût que les employés. » Pas sur le plan économique. Une personne travailleuse autonome assume généralement les deux parts.
- « Le RRQ utilise les mêmes règles que le RPC. » C’est risqué. Le Québec a ses propres règles de cotisation et de supplément à la rente de retraite.
- « Une petite PAR ne peut rien influencer d’autre. » Parfois faux. Même de petites variations de revenu imposable peuvent compter dans des situations de prestations sensibles aux seuils.
- « Travailler tout en recevant le RPC détermine si la SV est permise. » Non. La SV est distincte. Le travail peut compter indirectement par le revenu et l’exposition à l’impôt de récupération, mais pas par une interdiction de travailler.
Questions à vérifier avant de modéliser
Avant d’utiliser un calculateur ou de comparer des scénarios, les questions suivantes aident à garder les règles visibles :
- Quel régime s’applique au travail : le RPC, le RRQ, ou les deux à différentes périodes?
- Quel groupe d’âge s’applique : moins de 65 ans, 65 à 69 ans, 70 ans et plus, ou la fenêtre québécoise de 65 à 72 ans?
- La personne est-elle employée, travailleuse autonome, ou les deux?
- Le RPC a-t-il déjà commencé, ou s’agit-il plutôt d’une décision sur l’âge de début du RPC?
- Si la personne a de 65 à 69 ans et veut cesser de cotiser au RPC, le formulaire CPT30 a-t-il été rempli et remis correctement?
- Si la personne est travailleuse autonome, quel processus de déclaration ou quelle annexe s’applique?
- Si le travail est au Québec, le supplément du RRQ et le processus de choix québécois ont-ils été vérifiés auprès de Retraite Québec et de Revenu Québec?
- La future PAR ou le futur supplément du RRQ pourrait-il influencer le revenu imposable, l’exposition à la récupération de la SV, le SRG ou d’autres prestations fondées sur le revenu?
- Le calculateur utilisé modélise-t-il automatiquement la PAR ou le supplément du RRQ, ou le montant devrait-il être inscrit manuellement comme couche de revenu distincte?
Conclusion
Travailler tout en recevant le RPC n’est pas du « double-dipping » et ce n’est pas automatiquement inutile. Il s’agit d’une question de cotisation et de prestation fondée sur l’âge.
Le mécanisme central est simple : une pension du RPC déjà commencée, plus des cotisations au RPC qui se poursuivent, peuvent créer une couche distincte de PAR. Au Québec, le travail peut plutôt créer un supplément à la rente de retraite du RRQ selon les règles québécoises.
La question la plus difficile n’est pas le mécanisme. C’est la comparaison. Les cotisations réduisent les flux de trésorerie actuels; les montants futurs de PAR ou de supplément du RRQ peuvent augmenter le revenu de retraite viager. Les impôts, la SV, le SRG, le coût du travail autonome, la cotisation correspondante de l’employeur, la longévité et les priorités du ménage peuvent tous modifier la comparaison.
Une bonne projection de retraite ne transforme pas ce compromis en réponse universelle. Elle identifie le régime, le groupe d’âge, le coût des cotisations, la couche de revenu future et les interactions avec les prestations afin que les hypothèses puissent être comparées clairement.
Points clés
- Commencer le RPC ne met pas nécessairement fin aux cotisations au RPC.
- De 60 à 64 ans, les cotisations au RPC sont généralement obligatoires pour les bénéficiaires du RPC qui travaillent.
- De 65 à 69 ans, les cotisations au RPC sont facultatives seulement si le processus de choix approprié est utilisé.
- À 70 ans, les cotisations au RPC cessent.
- Des cotisations valides au RPC après le début du RPC peuvent créer une PAR viagère distincte.
- La PAR s’ajoute à la pension de retraite du RPC; il ne s’agit pas d’un nouveau calcul de la pension d’origine.
- Les employés et les travailleurs autonomes ne subissent pas le coût de cotisation de la même façon.
- Un emploi au Québec doit être vérifié selon les règles du RRQ et peut créer un supplément à la rente de retraite du RRQ.
- Le supplément du RRQ a des règles d’âge différentes et ne doit pas être présumé identique au mécanisme de la PAR du RPC.
- Un revenu additionnel du RPC/PAR ou du supplément du RRQ peut influencer le revenu imposable, l’exposition à la récupération de la SV, le SRG ou d’autres prestations fondées sur le revenu.
- L’article explique le mécanisme et les compromis; il ne recommande pas de cotiser ou de cesser de cotiser.