Lorsqu’une personne décède, le régime fiscal canadien crée une frontière de déclaration. Certains revenus, gains et valeurs de comptes peuvent devoir être déclarés comme s’ils avaient été réalisés immédiatement avant le décès. D’autres revenus et gains peuvent plutôt appartenir à la succession ou aux bénéficiaires après le décès.
La structure de déclaration principale n’est pas une seule « déclaration de succession ». Un représentant légal peut devoir s’occuper de la déclaration finale T1 de la personne décédée, de déclarations T1 facultatives pour certains revenus admissibles, et d’une déclaration T3 de succession ou de fiducie pour les revenus ou gains après le décès.
Un concept clé est la disposition réputée. Au décès, les immobilisations sont généralement considérées comme ayant été disposées immédiatement avant le décès à leur juste valeur marchande. Cela peut créer un gain ou une perte en capital même s’il n’y a pas eu de vente et qu’aucune somme n’a été reçue.
Les roulements au conjoint ou au conjoint de fait peuvent souvent reporter l’impôt, mais ils ne l’effacent pas. Un transfert admissible peut reporter un gain ou un revenu de régime enregistré jusqu’à une vente, un retrait, un transfert ou une disposition réputée ultérieurs. Les conditions, le moment, la résidence, les modalités d’une fiducie et les choix fiscaux peuvent tous compter.
Les REER, les FERR et les CELI ne sont pas traités de la même façon au décès. Les valeurs d’un REER ou d’un FERR peuvent créer un revenu imposable sauf si des règles précises de roulement ou de transfert s’appliquent. La valeur d’un CELI au décès ne crée généralement pas de revenu dans la déclaration finale ou une déclaration T1 facultative, même si les revenus gagnés après le décès peuvent être imposables selon la structure et le moment.
Le problème pratique est souvent la liquidité et le calendrier. Une succession peut détenir des actifs de grande valeur sans disposer de suffisamment de liquidités pour payer l’impôt, les dettes, les frais et les honoraires professionnels. Un certificat de décharge peut être une étape importante avant la distribution finale, car un représentant légal qui distribue des biens trop tôt peut s’exposer à une responsabilité personnelle.
Table des matières
- Ce que signifie l’impôt sur le revenu au décès au Canada
- La carte des trois déclarations
- Inventaire et évaluation à la date du décès
- Disposition réputée des immobilisations
- Résidence principale et autres biens immobiliers
- Régimes enregistrés et CELI
- Roulements au conjoint ou au conjoint de fait
- Déclarations facultatives
- Revenu de la succession après le décès et déclaration T3
- Pertes, déductions et dons de bienfaisance
- Certificats de décharge et risque lié à la distribution
- Exemple simplifié
- Liste de contrôle du représentant légal
- Idées reçues courantes
- Conclusion
- Points clés
Ce que signifie l’impôt sur le revenu au décès au Canada
Au Canada, ce sujet n’est généralement pas présenté comme un impôt successoral à l’américaine. Cela ne veut pas dire que le décès n’a aucune conséquence fiscale. L’explication canadienne la plus utile est que le décès crée une frontière de déclaration de l’impôt sur le revenu. Pour une estimation sous forme de feuille de travail, essayez le calculateur d’impôt terminal.

Avant le décès, la personne décédée peut avoir gagné un revenu, reçu des prestations, accumulé des revenus de placement, détenu des régimes enregistrés ou possédé des biens dont la valeur a changé. Au décès, certains biens peuvent être réputés avoir été disposés immédiatement avant le décès. Après le décès, la succession peut gagner un revenu, recevoir des paiements ou vendre des biens avant que les actifs soient distribués.
La question centrale n’est donc pas seulement de savoir qui reçoit le bien. Il faut aussi déterminer quelle déclaration indique le revenu ou le gain, quand l’impôt est dû, si un roulement ou une déclaration facultative modifie le moment de l’imposition, et si la succession dispose d’assez de liquidités pour régler ses obligations.
Cet article présente les principaux mécanismes. Il ne détermine pas l’impôt à payer d’une personne, sa situation en droit successoral, ses obligations de production, son admissibilité à un roulement ni les devoirs d’un représentant légal.
La carte des trois déclarations
Un bon point de départ consiste à distinguer trois angles de déclaration : la déclaration finale T1, les déclarations T1 facultatives et la déclaration T3 de succession ou de fiducie. Les déclarations d’années antérieures peuvent aussi nécessiter une attention particulière si la personne décédée avait des déclarations non produites.
Le tableau ci-dessous est conservé parce qu’il donne au lecteur la carte de base de l’article. Il est simplifié et décrit le rôle pédagogique de chaque déclaration; il ne détermine pas les obligations de production.
Le point important est le moment. La déclaration finale porte généralement sur les revenus et les changements de valeur jusqu’au décès. La déclaration T3 de succession porte généralement sur ce qui se produit après le décès pendant l’existence de la succession. Les déclarations facultatives se situent entre ces idées, car elles peuvent permettre de déclarer séparément certains revenus admissibles plutôt que dans la déclaration finale.
| Déclaration ou production | Quand elle importe | Point pédagogique |
|---|---|---|
| Déclaration finale T1 | Produite pour chaque personne qui décède. | Déclare le revenu jusqu’à la date du décès, les déductions et crédits admissibles, ainsi que certains gains ou pertes réputés jusqu’au décès. |
| Déclarations T1 facultatives | Électives et disponibles seulement pour certains revenus et périodes admissibles. | Peuvent réduire l’impôt parce que certains crédits ou déductions peuvent être utilisés plus efficacement. Les droits ou biens en sont un exemple important; les gains en capital ne sont pas des droits ou biens. |
| Déclaration de renseignements et de revenus des fiducies T3 | Peut être requise pour la succession ou la fiducie. | Déclare les revenus et gains après le décès, par exemple les revenus de placement de la succession, les gains en capital après le décès ou certains paiements reçus par la succession. |
| Déclarations d’années antérieures | Pertinentes si la personne décédée avait des déclarations d’années antérieures non produites. | Empêche l’administration de la succession de s’appuyer sur une situation fiscale incomplète. |
| Productions provinciales ou territoriales | Peuvent varier, le Québec exigeant une attention provinciale distincte. | L’article public devrait signaler les exigences provinciales sans donner de conseils juridiques provinciaux. |
Inventaire et évaluation à la date du décès
Un examen fiscal au décès commence par un inventaire. Le représentant légal doit généralement identifier les actifs, les passifs, les sources de revenu, les types de comptes, les bénéficiaires, la structure de propriété, le prix de base rajusté et la juste valeur marchande à la date du décès.
L’inventaire est plus qu’une simple liste d’actifs. Il aide à séparer la propriété juridique de la déclaration fiscale, la trésorerie de la valeur, et le revenu avant décès du revenu après décès. Les documents utiles peuvent inclure les relevés de comptes, feuillets fiscaux, renseignements sur les pensions et régimes enregistrés, dossiers immobiliers, dossiers de dettes, renseignements d’assurance et déclarations fiscales d’années antérieures.
Le prix de base rajusté est important pour les immobilisations, car le gain ou la perte ne peut pas être compris à partir de la valeur marchande seulement. La juste valeur marchande au décès est importante parce que plusieurs calculs fiscaux au décès partent de la valeur à la date du décès. La propriété et les désignations de bénéficiaires comptent parce qu’elles peuvent influencer qui reçoit le bien, même si elles ne déterminent pas automatiquement quelle déclaration indique le revenu ou le gain.
La juste valeur marchande n’est pas la même chose que les liquidités disponibles. Un chalet, un portefeuille, une participation dans une entreprise privée ou un immeuble locatif peut avoir une valeur importante sans fournir immédiatement de trésorerie. Cette distinction devient importante lorsque l’impôt, les dettes et les dépenses de la succession doivent être payés.
L’inventaire sépare aussi les revenus avant décès et après décès. Les intérêts courus avant le décès, un dividende déclaré avant le décès, le revenu gagné après le décès et un bien vendu plusieurs mois après le décès peuvent appartenir à des catégories de déclaration différentes.
Disposition réputée des immobilisations
Une disposition réputée signifie qu’une personne est traitée comme ayant disposé d’un bien même si aucune vente réelle n’a eu lieu. Au décès, une immobilisation est généralement considérée comme ayant été disposée immédiatement avant le décès à sa juste valeur marchande.
Cette règle peut créer un gain ou une perte en capital lorsque la juste valeur marchande diffère du prix de base rajusté du bien. Le propriétaire juridique peut ne pas avoir vendu le bien, et la succession peut ne pas avoir reçu d’argent, mais un événement de déclaration fiscale peut quand même exister.
Une formule conceptuelle simple est :
Gain ou perte en capital à la date du décès = juste valeur marchande au décès – prix de base rajusté – dépenses ou frais de disposition
Cette formule n’est qu’un raccourci pédagogique. Des règles différentes peuvent s’appliquer aux biens amortissables, aux biens à usage personnel, aux biens meubles déterminés, aux biens agricoles ou de pêche, aux actions admissibles de petite entreprise, aux biens étrangers, aux biens d’avant 1972, aux biens détenus par une fiducie et à d’autres actifs spécialisés.
Des exemples courants montrent pourquoi le concept est important. Un portefeuille non enregistré peut avoir des gains ou des pertes latents par position. Un chalet peut comporter un gain même s’il reste dans la famille. Un immeuble locatif ou amortissable peut créer des questions de déclaration supplémentaires. Ces exemples aident à comprendre le mécanisme, mais ils ne remplacent pas un calcul fiscal.
Résidence principale et autres biens immobiliers
De nombreuses successions comprennent une maison, un chalet, un immeuble locatif ou un bien à usage mixte. L’immobilier crée souvent à la fois des questions fiscales et des questions de liquidité, car la valeur peut être élevée alors que les liquidités sont limitées.
Une résidence principale peut être entièrement ou partiellement protégée par l’exemption pour résidence principale, mais cela ne la rend pas nécessairement invisible aux fins de déclaration fiscale. La désignation et la déclaration peuvent toujours être pertinentes, et le résultat peut dépendre de l’utilisation du bien, de la période de propriété et de l’existence d’un autre bien à considérer.
Un chalet, un immeuble locatif ou un bien utilisé en partie pour gagner un revenu peut nécessiter une analyse différente. La déclaration de la personne décédée porte généralement sur la situation au décès. Une vente ultérieure par la succession ou un bénéficiaire peut créer un gain ou une perte après le décès, mesuré à partir de la valeur à la date du décès ou d’un autre coût fiscal applicable.
Régimes enregistrés et CELI
Les comptes enregistrés sont une source majeure de confusion parce que les désignations de bénéficiaires et la déclaration fiscale ne sont pas la même chose. Un bénéficiaire désigné peut recevoir la valeur du compte, mais cela ne rend pas automatiquement le compte non imposable.
Un REER non échu peut généralement faire en sorte que la juste valeur marchande immédiatement avant le décès soit incluse dans le revenu de la personne décédée, sauf si un transfert admissible ou un traitement de roulement s’applique. C’est pourquoi une désignation de bénéficiaire au profit d’un enfant adulte ne rend pas, à elle seule, la valeur du REER libre d’impôt.
Un FERR mérite un traitement distinct d’un REER. Les paiements avant le décès sont déclarés par la personne décédée. Dans de nombreuses situations sans conjoint, la personne décédée est réputée avoir reçu la juste valeur marchande du FERR immédiatement avant le décès. Une continuation ou un transfert admissible au conjoint ou au conjoint de fait peut modifier le résultat.
Un CELI est différent. La valeur au décès ne crée généralement pas de revenu dans la déclaration finale ou les déclarations T1 facultatives, même si les revenus gagnés après le décès peuvent être imposables selon la structure du compte, le bénéficiaire et le moment. C’est l’une des distinctions les plus importantes de l’article : le traitement du CELI n’est pas le même que celui du REER ou du FERR.
Certaines possibilités spécialisées de roulement peuvent s’appliquer dans des circonstances limitées, par exemple lorsque certains produits d’un REER ou d’un FERR sont transférés dans un REEI pour un enfant ou petit-enfant financièrement à charge et ayant une déficience. Ces règles sont techniques et devraient être traitées au moyen des directives actuelles de l’ARC et d’une révision professionnelle.

Roulements au conjoint ou au conjoint de fait
Un transfert admissible à un conjoint ou conjoint de fait résident du Canada, ou à certaines fiducies admissibles, peut souvent reporter l’impôt qui aurait autrement été déclenché au décès. Le mot important est reporter.
Un roulement reporte généralement le gain ou l’inclusion dans le revenu jusqu’à une vente, un retrait, un transfert ou une disposition réputée ultérieurs. Il ne fait pas disparaître définitivement la question fiscale sous-jacente.
Pour une immobilisation, un roulement au conjoint ou au conjoint de fait peut reporter un gain en capital à la date du décès. Pour la valeur d’un REER ou d’un FERR, des transferts admissibles peuvent déplacer la valeur du régime enregistré dans le régime enregistré du survivant ou maintenir le traitement du revenu d’une autre façon. Certaines fiducies peuvent aussi être admissibles, mais les modalités de fiducie et les règles fiscales sont spécialisées.
L’article ne devrait pas traiter une désignation au conjoint ou au conjoint de fait comme une solution automatique. L’admissibilité, la résidence, le moment, le type de compte, les règles des fonds immobilisés, les modalités de fiducie, les exigences de transfert direct et les choix fiscaux peuvent tous compter. Dans certains cas, il peut être possible de choisir de ne pas appliquer un roulement, mais décider d’utiliser ou non ce choix est une question fiscale spécialisée.
Déclarations facultatives
Les déclarations T1 facultatives sont électives. Elles ne sont pas produites pour chaque succession et ne sont disponibles que pour certains revenus et certaines périodes admissibles.
Les déclarations facultatives sont importantes parce que certains revenus qui apparaîtraient autrement dans la déclaration finale peuvent être déclarés séparément. Cela peut parfois réduire l’impôt, car certaines déductions ou certains crédits peuvent être utilisés plus efficacement, ou parce que le revenu peut être réparti entre plusieurs déclarations.
Un exemple courant est la déclaration des droits ou biens. Les droits ou biens visent généralement des montants gagnés avant le décès mais non reçus avant celui-ci. Les directives de l’ARC précisent que les droits ou biens ne comprennent pas les gains en capital.
D’autres déclarations facultatives peuvent s’appliquer à certains revenus d’associé ou de propriétaire unique et à certains revenus d’une succession assujettie à l’imposition à taux progressifs. Ce sont des domaines techniques. Un article public devrait expliquer pourquoi les déclarations facultatives existent sans reproduire les formulaires ni déterminer l’admissibilité.
Revenu de la succession après le décès et déclaration T3
Après le décès, les biens peuvent passer à la succession avant d’être distribués. Pendant cette période, la succession peut gagner un revenu, recevoir des paiements ou vendre des biens. Ces montants ne sont pas automatiquement ajoutés à la déclaration finale.
Une Déclaration de renseignements et de revenus des fiducies T3 peut être requise lorsque la succession ou la fiducie gagne des revenus ou réalise des gains après le décès. Les exemples peuvent inclure le revenu de placement de la succession, les gains en capital après le décès, les revenus de location, certains montants de pension, certaines prestations de décès ou d’autres paiements reçus par la succession.
La succession constitue donc un angle de déclaration distinct. La déclaration finale indique la situation de la personne décédée jusqu’au décès. La déclaration T3 peut indiquer la situation de la succession après le décès jusqu’à ce que les biens soient distribués ou que la succession soit autrement liquidée.
Le statut de succession assujettie à l’imposition à taux progressifs peut influencer certaines règles fiscales applicables aux fiducies et aux successions. Il est utile de le mentionner, mais les conditions détaillées et les possibilités de planification relèvent d’une révision professionnelle ou d’un article fiscal successoral distinct.
Pertes, déductions et dons de bienfaisance
L’impôt au décès ne concerne pas seulement les revenus et les gains. Les pertes, déductions, crédits et dons de bienfaisance peuvent aussi compter.
Les pertes en capital au décès, les pertes de succession, les règles de report rétrospectif des pertes d’une succession assujettie à l’imposition à taux progressifs, les options d’achat d’actions des employés et les dons faits par la succession peuvent être techniques. Ces éléments peuvent modifier sensiblement le résultat, mais ils se prêtent mal à des règles publiques simplifiées.
Le point pédagogique est que les déductions et les pertes ne doivent pas être ignorées. Le point de publication est que cette section doit rester générale et attentive aux sources. Les reports de pertes, les dons et les choix fiscaux spéciaux devraient faire l’objet d’une révision par un CPA ou un spécialiste de l’impôt des successions avant d’être modélisés ou décrits en détail.
Certificats de décharge et risque lié à la distribution
Un certificat de décharge relie la conformité fiscale à la distribution de la succession. Ce n’est pas seulement une formalité.
Un représentant légal qui distribue des biens avant d’obtenir un certificat de décharge peut devenir personnellement responsable des montants dus, jusqu’à concurrence de la valeur des biens distribués. C’est pourquoi la production des déclarations, les avis de cotisation, le paiement, les retenues et le calendrier du certificat de décharge comptent avant la distribution finale.
L’homologation ou le statut d’administration de la succession n’est pas la même chose qu’une décharge fiscale en matière d’impôt sur le revenu. Une succession peut avoir l’autorisation d’administrer les biens tout en devant encore régler les dettes fiscales et obtenir la confirmation de l’ARC avant de distribuer les actifs restants.
Exemple simplifié
L’exemple suivant est volontairement simplifié. Il montre comment plusieurs questions fiscales au décès peuvent se présenter ensemble. Il ne calcule pas l’impôt, ne demande pas de déductions, n’applique pas de taux d’inclusion, ne détermine pas les exemptions et ne décide pas quelle déclaration doit être produite.
Supposons qu’une personne décède en détenant un FERR, un chalet, un portefeuille de placements non enregistré, une résidence principale et peu de liquidités. Les bénéficiaires survivants sont des enfants adultes, et aucun roulement au conjoint ou au conjoint de fait ne s’applique.
Ce deuxième tableau est conservé parce que l’exemple est plus facile à comprendre lorsque les actifs sont présentés côte à côte. Il s’agit d’une carte pédagogique, non d’une feuille de calcul fiscale.

L’exemple illustre pourquoi la valeur nette et la liquidité sont différentes. Une succession de grande valeur peut tout de même subir une pression de trésorerie si l’impôt est dû avant la vente d’actifs, si les bénéficiaires s’attendent à une distribution rapide ou si un bien ne peut pas être vendu sans délai.
| Actif ou élément | Faits simplifiés | Question possible de déclaration ou de planification |
|---|---|---|
| FERR | Juste valeur marchande de 420 000 $ au décès. | Dans de nombreuses situations sans conjoint, la personne décédée peut être traitée comme ayant reçu la valeur du FERR immédiatement avant le décès. |
| Chalet | Juste valeur marchande de 520 000 $; prix de base rajusté de 250 000 $. | Gain en capital réputé possible avant toute exemption ou règle spéciale. Aucune vente réelle n’est nécessaire pour qu’un événement fiscal existe. |
| Portefeuille non enregistré | Juste valeur marchande de 220 000 $; prix de base rajusté de 180 000 $. | Gains ou pertes réputés possibles par position de placement. |
| Résidence principale | Maison détenue au décès. | La désignation et la déclaration de résidence principale peuvent être pertinentes même si une partie ou la totalité du gain est exonérée. |
| Liquidités | 40 000 $ disponibles. | Les liquidités disponibles peuvent être insuffisantes pour payer l’impôt, les dettes, les frais et les honoraires professionnels sans retenue, vente ou autre plan de liquidité. |
| Activité de la succession après le décès | Le chalet est vendu plusieurs mois plus tard à un prix supérieur ou inférieur à la valeur à la date du décès. | La valeur à la date du décès peut relever du système de la déclaration finale; la variation après le décès peut relever de la déclaration de la succession ou du bénéficiaire. |
Liste de contrôle du représentant légal
Le travail fiscal d’un représentant légal gagne souvent à être organisé par étapes. La séquence ci-dessous est éducative et ne remplace pas les directives professionnelles ni le processus actuel de l’ARC.
- Identifier le représentant légal et les documents. Confirmer le testament, l’autorité du liquidateur ou de l’exécuteur, les déclarations d’années antérieures, les relevés de comptes, les feuillets fiscaux, les dossiers de pension et les coordonnées des conseillers professionnels.
- Établir l’inventaire à la date du décès. Dresser la liste des actifs, passifs, propriétaires, bénéficiaires, prix de base rajustés, justes valeurs marchandes et liquidités disponibles.
- Séparer les éléments avant et après le décès. Identifier le revenu gagné avant le décès, les dispositions réputées au décès, les paiements reçus après le décès et les revenus ou gains de la succession.
- Examiner les régimes enregistrés et les désignations de bénéficiaires. Distinguer le traitement des REER, FERR et CELI et déterminer si un transfert ou roulement admissible peut s’appliquer.
- Évaluer les déclarations facultatives et les choix techniques. Vérifier si certains revenus admissibles peuvent être déclarés séparément et si une révision spécialisée est nécessaire.
- Estimer les besoins de liquidités et les retenues. Comparer l’impôt probable, les dettes, les dépenses et les honoraires professionnels avec les liquidités disponibles avant la distribution.
- Produire, faire cotiser, payer et demander une décharge lorsque c’est approprié. La distribution devrait être coordonnée avec les avis de cotisation de l’ARC, le paiement et le risque lié au certificat de décharge, plutôt que traitée comme une simple étape de transfert juridique.
Idées reçues courantes
- « Le Canada n’a pas d’impôt successoral, donc le décès n’a pas de conséquences fiscales. » Le Canada n’a peut-être pas d’impôt fédéral successoral de type américain, mais l’impôt sur le revenu, les dispositions réputées, le revenu de régimes enregistrés et les revenus de succession ou de fiducie peuvent tout de même créer des obligations fiscales importantes.
- « Si un actif n’a pas été vendu, il n’y a pas de gain en capital. » Au décès, une immobilisation peut être réputée avoir été disposée immédiatement avant le décès à sa juste valeur marchande.
- « Un bénéficiaire désigné reçoit les actifs enregistrés libres d’impôt. » Les règles applicables aux REER et aux FERR au décès peuvent créer une inclusion de revenu pour la personne décédée ou des montants imposables pour la succession ou le bénéficiaire, selon les faits.
- « Les règles au décès pour les REER, les FERR et les CELI sont les mêmes. » La valeur d’un REER ou d’un FERR peut créer un revenu imposable. La valeur d’un CELI au décès ne crée généralement pas de revenu dans la déclaration finale, même si les revenus après décès peuvent compter.
- « Un roulement au conjoint élimine l’impôt. » Un roulement admissible reporte habituellement l’impôt. Une vente, un retrait ou une disposition réputée ultérieurs peuvent faire réapparaître la question fiscale.
- « La résidence principale est toujours libre d’impôt et n’a pas besoin d’être déclarée. » L’exemption peut s’appliquer, mais la désignation et la déclaration peuvent quand même être requises. Les chalets et les biens à usage mixte ajoutent de la complexité.
- « Le représentant légal peut distribuer dès que l’homologation est terminée. » La décharge de l’ARC et les dettes fiscales sont distinctes de l’homologation ou du statut d’administration de la succession. Distribuer sans décharge peut créer un risque de responsabilité personnelle.
- « Les déclarations facultatives sont obligatoires. » Les déclarations T1 facultatives sont électives et seulement disponibles pour certains revenus et certaines périodes admissibles.
- « Les gains en capital sont des droits ou biens. » Les directives de l’ARC indiquent que les droits ou biens ne comprennent pas les gains en capital.
- « La déclaration T3 de succession est simplement une autre copie de la déclaration finale. » La T3 déclare les revenus de succession ou de fiducie après le décès et suit une structure distincte de déclaration de fiducie.
Conclusion
L’impôt sur le revenu au décès est plus facile à comprendre lorsqu’il est traité comme un problème de frontière. Certains revenus, gains et valeurs de comptes se rattachent à la période avant le décès. D’autres revenus et gains appartiennent à la succession ou aux bénéficiaires après le décès.
Cette frontière interagit avec les actifs, les comptes, les bénéficiaires, les roulements, les déclarations facultatives, la liquidité et le moment de la distribution. La question juridique de savoir qui reçoit le bien et la question fiscale de savoir qui déclare le revenu ou le gain sont liées, mais ce ne sont pas la même question.
La valeur d’un examen fiscal au décès n’est pas de produire une réponse universelle. Elle consiste à rendre visible la carte de déclaration : quelle déclaration peut être en cause, quelles valeurs doivent être connues, quel impôt peut être reporté, quelles liquidités peuvent être nécessaires, et pourquoi la distribution finale ne devrait pas être séparée de la décharge fiscale.
Points clés
- Le décès crée une frontière canadienne de déclaration de l’impôt sur le revenu.
- La déclaration finale T1, les déclarations T1 facultatives et la déclaration T3 de succession ont des rôles différents.
- Les immobilisations peuvent être réputées avoir été disposées à leur juste valeur marchande immédiatement avant le décès.
- Une disposition réputée peut créer de l’impôt sans vente réelle ni produit en espèces immédiat.
- Un roulement au conjoint ou au conjoint de fait peut reporter l’impôt, mais il n’efface pas la question fiscale sous-jacente.
- Le traitement de la résidence principale peut quand même exiger une désignation et une déclaration.
- Les règles au décès des REER, FERR et CELI sont matériellement différentes.
- Les revenus et gains de la succession après le décès peuvent relever du système de déclaration T3 de succession ou de fiducie.
- La liquidité successorale compte parce que l’impôt, les dettes et les dépenses peuvent être exigibles avant que les actifs soient facilement distribués.
- Un certificat de décharge peut aider à protéger un représentant légal contre un risque de responsabilité personnelle avant la distribution des biens.