Lorsqu’une personne décède, le régime fiscal canadien crée une frontière de déclaration. Certains revenus, gains et valeurs de comptes peuvent devoir être déclarés comme s’ils avaient été réalisés immédiatement avant le décès. D’autres revenus et gains peuvent plutôt appartenir à la succession ou aux bénéficiaires après le décès.

La structure de déclaration principale n’est pas une seule « déclaration de succession ». Un représentant légal peut devoir s’occuper de la déclaration finale T1 de la personne décédée, de déclarations T1 facultatives pour certains revenus admissibles, et d’une déclaration T3 de succession ou de fiducie pour les revenus ou gains après le décès.

Un concept clé est la disposition réputée. Au décès, les immobilisations sont généralement considérées comme ayant été disposées immédiatement avant le décès à leur juste valeur marchande. Cela peut créer un gain ou une perte en capital même s’il n’y a pas eu de vente et qu’aucune somme n’a été reçue.

Les roulements au conjoint ou au conjoint de fait peuvent souvent reporter l’impôt, mais ils ne l’effacent pas. Un transfert admissible peut reporter un gain ou un revenu de régime enregistré jusqu’à une vente, un retrait, un transfert ou une disposition réputée ultérieurs. Les conditions, le moment, la résidence, les modalités d’une fiducie et les choix fiscaux peuvent tous compter.

Les REER, les FERR et les CELI ne sont pas traités de la même façon au décès. Les valeurs d’un REER ou d’un FERR peuvent créer un revenu imposable sauf si des règles précises de roulement ou de transfert s’appliquent. La valeur d’un CELI au décès ne crée généralement pas de revenu dans la déclaration finale ou une déclaration T1 facultative, même si les revenus gagnés après le décès peuvent être imposables selon la structure et le moment.

Le problème pratique est souvent la liquidité et le calendrier. Une succession peut détenir des actifs de grande valeur sans disposer de suffisamment de liquidités pour payer l’impôt, les dettes, les frais et les honoraires professionnels. Un certificat de décharge peut être une étape importante avant la distribution finale, car un représentant légal qui distribue des biens trop tôt peut s’exposer à une responsabilité personnelle.