L'impôt de récupération de la SV est un remboursement fondé sur le revenu. Lorsque le revenu utilisé dans le calcul dépasse le seuil annuel, la récupération de base correspond à 15 % de l'excédent, jusqu'à concurrence du montant de SV reçu. Le seuil change chaque année. Le niveau de revenu auquel la totalité de la SV est récupérée peut aussi différer entre les bénéficiaires de 65 à 74 ans et ceux de 75 ans ou plus, puisque leur montant maximal de SV n'est pas le même.

Le calcul ne se limite pas au revenu d'emploi. Pour la plupart des résidents canadiens, il commence généralement par le revenu net avant rajustements à la ligne 23400 de la déclaration de revenus, sous réserve des rajustements particuliers prévus dans la feuille de travail fédérale. Ce montant diffère du revenu imposable à la ligne 26000. Les retraits d'un FERR, les prestations du RPC ou du RRQ, les revenus de pension, les intérêts, les dividendes imposables de sociétés canadiennes et les gains en capital imposables peuvent tous influer sur le calcul.

Les flux de trésorerie et le revenu déclaré ne sont pas la même chose. Un retrait d'un FERR produit généralement un revenu imposable, tandis que les revenus et les retraits d'un CELI n'ont pas d'incidence sur les prestations et crédits fédéraux fondés sur le revenu, y compris la SV et le SRG.

La période de récupération s'étend généralement de juillet à juin et repose sur le revenu de l'année civile précédente. Un retrait important, un gain imposable ou un autre événement de revenu ponctuel peut donc influer sur les paiements de SV après l'année au cours de laquelle le revenu a été reçu.

Réduire l'impôt de récupération de la SV peut être utile dans certains scénarios, mais ce n'est pas le seul objectif de planification. Une comparaison complète tient aussi compte de l'impôt sur le revenu, des liquidités disponibles, des retraits obligatoires, des revenus futurs, du risque de placement et des conséquences successorales.