Le décaissement est la phase de la retraite pendant laquelle l’épargne, les régimes de retraite et d’autres ressources sont convertis en flux de trésorerie pour financer les dépenses. Il peut commencer avant 71 ans et se poursuivre généralement pendant toute la retraite.
L’accumulation vise à constituer des ressources. Le décaissement vise à utiliser ces ressources tout en équilibrant les besoins de dépenses, l’impôt, les règles applicables aux comptes, le risque de placement, l’inflation, la longévité et la souplesse. Il ne s’agit pas simplement de l’inverse de l’épargne, puisque les retraits peuvent se poursuivre lorsque les marchés sont faibles et peuvent modifier le revenu imposable ou influer sur l’admissibilité à certaines prestations ou sur leur montant.
Les règles canadiennes applicables aux comptes structurent ce processus. Au plus tard le 31 décembre de l’année où le titulaire d’un REER atteint 71 ans, il doit choisir une ou plusieurs des options suivantes pour le REER : retirer les fonds, les transférer dans un FERR ou les utiliser pour acheter une rente. Un FERR doit généralement commencer à verser des paiements annuels minimaux l’année suivant son établissement, et les montants versés par un FERR sont généralement imposables.
L’épargne-retraite immobilisée peut être soumise à des règles distinctes. Les fonds de revenu viager et les véhicules semblables peuvent comporter à la fois des retraits minimaux et maximaux, et les règles applicables dépendent de l’autorité législative qui régit le régime de retraite. Les prestations publiques, les régimes de retraite d’employeur, les CELI, les placements non enregistrés et les rentes présentent aussi des caractéristiques différentes en matière d’impôt, de calendrier, de liquidités et d’indexation.
La planification du décaissement est donc un exercice de coordination plutôt qu’une recherche du produit parfait ou d’un ordre de retrait unique. Elle vise à relier les dépenses, les revenus prévisibles, les actifs flexibles et les contraintes des comptes dans un plan de flux de trésorerie à la retraite dont les hypothèses et les compromis sont visibles.
Table des matières
- Introduction
- Accumulation et décaissement
- Le décaissement ne signifie pas tout encaisser
- Sources courantes de décaissement au Canada
- REER, FERR et retraits obligatoires
- Épargne-retraite immobilisée et FRV
- Impôts, prestations et dépenses après impôt
- Risque de placement, inflation, longévité et souplesse
- Pourquoi le décaissement est un problème de coordination
- Une séquence pratique pour examiner le décaissement
- Idées reçues courantes
- Conclusion
- Points à retenir
Introduction
Avant la retraite, la planification financière porte souvent sur l’accumulation : épargner, investir et constituer des ressources pour l’avenir. Le décaissement commence lorsque la question centrale passe de la constitution des actifs à la façon dont ces actifs et les autres sources de revenu peuvent financer les dépenses.
En termes simples, le décaissement consiste à transformer les ressources de retraite en flux de trésorerie utilisables. Il comprend les paiements de régimes de retraite, les prestations publiques, les retraits de comptes, les revenus de placement et les autres décisions qui déterminent comment les dépenses sont financées.
Le décaissement n’est pas un événement unique rattaché à un anniversaire précis. Il peut commencer dès que les ressources de retraite servent à financer les dépenses, même si un REER demeure ouvert et que sa conversion officielle en FERR a lieu plus tard. Il peut aussi se poursuivre pendant des décennies, à mesure que les soldes des comptes, les besoins de dépenses, les règles fiscales et la situation du ménage évoluent.
Cet article présente les principales relations sans prescrire un ordre de retrait. La question utile n’est pas de savoir quel compte devrait toujours être utilisé en premier, mais plutôt comment les dépenses, les revenus stables, les actifs flexibles, les impôts, les prestations, le risque de marché, l’inflation et la longévité interagissent selon les hypothèses retenues.
Accumulation et décaissement
L’accumulation et le décaissement utilisent bon nombre des mêmes comptes et placements, mais ils comportent des flux de trésorerie et des risques différents. Le tableau suivant met en évidence ce changement de priorité.
| Domaine de planification | Accumulation | Décaissement |
|---|---|---|
| Objectif principal | Constituer des ressources pour l’avenir. | Utiliser les ressources pour financer les dépenses au fil du temps. |
| Direction des flux de trésorerie | Les cotisations sont généralement versées dans les comptes. | Les pensions, les prestations et les retraits servent à financer les dépenses. |
| Replis des marchés | Les cotisations peuvent se poursuivre pendant les marchés faibles. | Les retraits peuvent se poursuivre alors que la valeur des actifs est plus faible. |
| Priorités fiscales | Déductions pour cotisations et croissance à imposition différée ou libre d’impôt. | Retraits imposables, interactions avec les prestations et flux de trésorerie après impôt. |
| Souplesse de planification | Taux d’épargne, calendrier des cotisations et répartition de l’actif. | Calendrier des sources de revenu, contraintes des comptes et ajustements des dépenses. |
Ce changement est important parce que la planification des retraits ne consiste pas simplement à épargner en sens inverse. Pendant l’accumulation, de nouvelles cotisations peuvent aider à absorber les périodes de faiblesse des marchés. Pendant le décaissement, vendre des actifs lorsque les marchés sont en baisse peut réduire le capital qui pourra participer à une reprise. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’ordre des rendements peut devenir plus important une fois les retraits commencés.
L’ordre des comptes et le calendrier des revenus deviennent aussi plus visibles. Un revenu imposable déclaré une année peut influer sur les impôts ou les prestations d’une période ultérieure, tandis que les retraits obligatoires peuvent réduire la souplesse future. Un plan qui semble efficace au départ peut devoir être modifié à mesure que les soldes, les âges et les règles des programmes évoluent.
Le décaissement ne signifie pas tout encaisser
Une idée reçue courante veut que le décaissement signifie encaisser immédiatement tous les comptes de retraite. Cette définition est trop étroite. Les placements peuvent demeurer dans des FERR, des CELI, des comptes non enregistrés et des véhicules de revenu immobilisé pendant que les retraits sont effectués graduellement.
Les flux de trésorerie à la retraite peuvent combiner des paiements de pension prévus, des prestations publiques, des retraits minimaux obligatoires de FERR, des retraits discrétionnaires de comptes, la vente de placements non enregistrés pouvant réaliser des gains ou des pertes en capital, des paiements de rente, des revenus locatifs ou un revenu d’emploi. La combinaison peut changer d’une année à l’autre.
Le volet des dépenses compte également. Une seule cible annuelle est utile pour la modélisation, mais elle peut masquer différents types de pression. Les dépenses essentielles, les dépenses de style de vie flexibles, les impôts, les paiements de dettes, les coûts de logement, les dépenses liées à la santé et les dépenses ponctuelles n’ont ni la même priorité ni la même capacité d’ajustement.
La souplesse des dépenses fait donc partie de la durabilité. Un plan comportant certaines dépenses ajustables peut réagir différemment aux replis des marchés ou à l’inflation qu’un plan dans lequel presque toutes les dépenses sont fixes.
Sources courantes de décaissement au Canada
Au Canada, le revenu de retraite provient souvent de plusieurs couches. Chaque source présente sa propre combinaison de prévisibilité, de souplesse, de traitement fiscal, de protection contre l’inflation et de règles de compte.
| Source de revenu | Rôle général | Aspect de planification important |
|---|---|---|
| RPC/RRQ et SV | Revenu de retraite public mensuel. | Âges de début propres aux programmes, indexation et interactions fiscales ou avec les prestations. |
| Régimes de retraite d’employeur | Revenu de retraite à prestations déterminées ou à cotisations déterminées. | La prévisibilité, l’indexation, les dispositions de survivant et la transférabilité dépendent du régime. |
| REER et FERR | Épargne enregistrée à imposition différée utilisée pour financer les retraits. | Les retraits sont généralement imposables; les FERR comportent des paiements annuels minimaux. |
| CELI | Épargne flexible pouvant servir à financer les dépenses. | Les retraits sont généralement libres d’impôt et ne créent pas de revenu imposable. |
| Placements non enregistrés | Placements flexibles détenus hors des régimes enregistrés. | Les intérêts, les dividendes et les gains en capital sont soumis à des traitements fiscaux différents. |
| Comptes immobilisés et FRV | Épargne provenant d’un régime de retraite utilisée pour produire un revenu à la retraite. | Les règles de retrait minimal, maximal et de déblocage dépendent de l’autorité législative du régime de retraite. |
| Rentes | Revenu régulier contractuel acheté auprès d’un fournisseur de rentes. | Le revenu peut être prévisible, tandis que les liquidités et les caractéristiques contractuelles sont plus limitées. |
| Autres revenus | Revenu d’emploi, de location, d’entreprise ou autre revenu du ménage. | La disponibilité, la variabilité et le traitement fiscal dépendent de la source. |
La composition des sources peut être aussi importante que le montant total. Deux ménages ayant le même revenu brut peuvent avoir une capacité de dépense après impôt, des liquidités et une exposition au risque de marché différentes. Une source peut procurer de la stabilité tandis qu’une autre préserve la souplesse.
Les pensions publiques et les régimes de retraite d’employeur peuvent réduire les sommes à retirer des placements, mais leurs règles demeurent propres à chaque source. Les comptes personnels peuvent offrir davantage de contrôle sur le calendrier, mais cette souplesse exige aussi des hypothèses sur les rendements, les impôts et la durée de la retraite.
REER, FERR et retraits obligatoires
Les REER sont associés à l’accumulation, mais ils doivent éventuellement passer à une phase de revenu de retraite. Selon les règles fiscales fédérales actuelles, le 31 décembre de l’année où le titulaire d’un REER atteint 71 ans est la date limite pour régler le REER. Les options comprennent généralement le retrait des fonds, leur transfert dans un FERR, leur utilisation pour acheter une rente ou le recours à plus d’une de ces options.
Un transfert direct d’un REER à un FERR préserve généralement le report d’impôt au moment du transfert. Un retrait en espèces du REER est généralement inclus dans le revenu. Le résultat fiscal dépend donc de ce qui est fait des fonds, et non simplement du fait que le REER a atteint son échéance.
Le FERR est un véhicule courant pour conserver des placements enregistrés tout en effectuant des retraits à la retraite. À compter de l’année suivant l’établissement du FERR, un montant minimal doit être versé chaque année. Ce minimum est calculé en fonction de la valeur du compte au début de l’année et d’un facteur prescrit. Essayez le calculateur de retrait minimal d’un FERR pour tester des hypothèses simplifiées de paiement minimal.
Les montants versés par un FERR sont généralement imposables lorsqu’ils sont reçus. Il est habituellement possible de retirer plus que le minimum. Pour les résidents canadiens, de l’impôt est généralement retenu sur les montants versés au-delà du minimum annuel, mais la retenue à la source n’est qu’un crédit applicable à l’impôt final à payer pour l’année.
Un FERR fournit une structure de compte et une règle de paiement obligatoire; il ne détermine pas l’ensemble du plan de flux de trésorerie à la retraite. Le paiement minimal peut être supérieur ou inférieur au montant nécessaire pour les dépenses, et le solde restant du compte demeure exposé aux rendements des placements et aux frais.
Épargne-retraite immobilisée et FRV
Une partie de l’épargne-retraite provient de régimes de retraite d’employeur et demeure immobilisée en vertu des lois sur les normes de pension. Les sommes immobilisées sont généralement soumises à des règles d’accès et de transfert différentes de celles des REER ou FERR ordinaires.
Le fonds de revenu viager, ou FRV, est un type de véhicule de revenu de retraite utilisé pour certains fonds de pension immobilisés. Les FRV comportent généralement un retrait annuel minimal prévu par les règles fiscales fédérales et un retrait annuel maximal prévu par les règles de pension applicables.
L’autorité législative qui régit le régime de retraite est importante. Les régimes sous réglementation fédérale et les régimes provinciaux peuvent appliquer des règles, formulaires, maximums, dispositions de déblocage et termes différents. La loi applicable suit généralement l’autorité du régime de retraite d’origine, et non simplement la province de résidence actuelle du titulaire du compte.
Pour cette raison, un article général peut expliquer la structure, mais ne peut pas déterminer la limite exacte de retrait ni l’option de déblocage d’un compte immobilisé particulier. Ces détails exigent l’examen des règles en vigueur pour l’autorité de pension concernée et du contrat du compte.
Impôts, prestations et dépenses après impôt
La planification du décaissement porte en définitive sur la capacité de dépense après impôt, et non uniquement sur les retraits bruts. Les sommes reçues, le revenu imposable et l’argent disponible pour les dépenses sont des montants liés, mais différents.
Les prestations du RPC ou du RRQ, la SV, les régimes de retraite d’employeur, les retraits de REER, les paiements de FERR, les intérêts et de nombreuses autres sources de revenu sont généralement imposables. Les retraits de CELI ne sont généralement pas imposables et ne créent pas de revenu dans la déclaration de revenus. Les placements non enregistrés peuvent produire des intérêts, des dividendes et des gains en capital soumis à des traitements fiscaux différents.
Le revenu déclaré aux fins de l’impôt peut aussi influer sur des prestations fondées sur le revenu ou sur des calculs de récupération. Par exemple, l’impôt de récupération de la SV utilise une mesure de revenu propre au programme, tandis que le SRG et d’autres prestations appliquent leurs propres règles d’admissibilité et de revenu. Essayez le calculateur de récupération de la SV pour tester des hypothèses de revenu simplifiées. Le résultat peut dépendre du revenu individuel, de la situation du ménage, du moment où le revenu est reçu et de sa nature.
Cela ne signifie pas que le mode de retrait produisant le moins d’impôt est automatiquement préférable. Un choix qui réduit l’impôt une année peut augmenter les retraits obligatoires ou le revenu imposable plus tard, réduire les liquidités, modifier l’exposition aux placements ou entrer en conflit avec les besoins de dépenses. L’impôt n’est qu’une composante de la comparaison globale des flux de trésorerie.
Risque de placement, inflation, longévité et souplesse
Les rendements des placements demeurent importants après la retraite, mais leur ordre peut compter lorsque des retraits sont effectués. De faibles rendements au début de la retraite peuvent être particulièrement difficiles, car les retraits réduisent les actifs disponibles pour profiter d’une reprise. On parle couramment de risque lié à l’ordre des rendements.
L’inflation crée une pression différente. Même si le revenu nominal demeure stable, son pouvoir d’achat peut diminuer au fil du temps. Certaines prestations publiques ou pensions peuvent être indexées, alors que d’autres pensions, rentes ou retraits de comptes n’augmentent pas automatiquement.
La longévité prolonge le nombre d’années pendant lesquelles le revenu et les actifs peuvent devoir financer les dépenses. L’horizon de planification constitue donc une hypothèse, et non une date de fin connue. Un horizon plus long peut accroître l’importance de l’inflation, des rendements des placements et de la souplesse des dépenses.
Ces risques interagissent. Des revenus plus prévisibles peuvent réduire les sommes à retirer des placements, tandis que des dépenses flexibles peuvent atténuer la pression pendant les périodes difficiles. Ni l’un ni l’autre n’élimine l’incertitude, mais les deux influencent le comportement d’un scénario.
Pourquoi le décaissement est un problème de coordination
Le décaissement concerne rarement un seul compte. Il relie, sur de nombreuses années, les dépenses, les impôts, les prestations, les placements, les régimes de retraite, les règles des comptes et les besoins du ménage.
Les compromis ressortent dans les comparaisons courantes. Des retraits effectués plus tôt à partir de comptes enregistrés peuvent réduire les soldes futurs des FERR, mais générer un revenu imposable plus tôt. Préserver un CELI peut maintenir une souplesse future, tout en exigeant davantage de retraits imposables aujourd’hui. L’achat d’une rente peut rendre le revenu plus prévisible, mais réduire les liquidités et l’accès au capital.
La structure du ménage peut également modifier l’analyse. Un couple peut avoir deux ensembles de prestations publiques, de pensions et de comptes enregistrés, tandis qu’une personne seule peut avoir moins de sources à coordonner. Les prestations de survivant, la propriété des comptes et les changements qui suivent le décès d’un époux ou conjoint de fait peuvent influer sur les flux de trésorerie futurs.
Il n’existe donc aucun ordre universel de retrait qui convienne à tous les ménages. La valeur d’un scénario vient du fait qu’il montre les hypothèses utilisées, les contraintes applicables et ce qui change lorsque le calendrier ou la source du revenu est modifié.
Une séquence pratique pour examiner le décaissement
L’examen du décaissement peut être organisé sous forme d’une série de questions. Cette séquence ne prescrit pas de stratégie; elle rend plus visibles les données de planification et leurs dépendances.
- Estimer les besoins de dépenses. Distinguer les coûts essentiels récurrents, les dépenses flexibles, les impôts, les paiements de dettes et les dépenses ponctuelles.
- Recenser les revenus prévisibles. Dresser la liste du RPC ou du RRQ, de la SV, des régimes de retraite d’employeur, des paiements de rente et des autres sources récurrentes, y compris leurs dates de début et leurs caractéristiques d’indexation.
- Calculer le besoin résiduel de trésorerie. Comparer les dépenses après impôt aux revenus récurrents après impôt afin d’estimer la somme devant provenir d’actifs flexibles.
- Cartographier les règles des comptes et le traitement fiscal. Repérer les retraits minimaux des FERR, les plafonds de retrait applicables aux comptes immobilisés, les retraits imposables, la souplesse du CELI et les interactions avec les prestations.
- Comparer des scénarios. Tester différentes hypothèses de calendrier, de rendement, d’inflation, de longévité et de dépenses plutôt que de s’appuyer sur une seule projection.
- Réexaminer le plan lorsque les circonstances changent. Les soldes des comptes, les dépenses, les règles fiscales, les montants de prestations, les conditions de marché et la situation du ménage peuvent tous évoluer.
Idées reçues courantes
« Le décaissement commence à 71 ans. » L’âge de 71 ans est important pour les règles d’échéance des REER, mais le décaissement peut commencer plus tôt dès que les ressources de retraite servent à financer les dépenses.
« Un FERR constitue un plan de revenu de retraite. » Un FERR est une structure de compte et de paiement. Il ne détermine ni les dépenses, ni la répartition des placements, ni le calendrier des prestations, ni l’ordre global des retraits.
« Tous les retraits ont le même effet fiscal. » Les retraits de REER et de FERR sont généralement imposables, les retraits de CELI ne le sont généralement pas, et la vente de placements non enregistrés peut réaliser des gains ou des pertes en capital, tandis que ces placements peuvent aussi produire des intérêts ou des dividendes.
« Le résultat fiscal courant le plus faible est toujours le meilleur. » Une baisse de l’impôt une année peut déplacer le revenu imposable, les retraits obligatoires ou les besoins de liquidités vers des années ultérieures. Le résultat global dépend de toute la période comparée.
« Une rente et un régime de retraite d’employeur sont la même chose. » Les deux peuvent fournir un revenu régulier, mais leurs garanties, leur indexation, leurs dispositions de survivant, leurs coûts, leur propriété et leur souplesse peuvent différer.
Conclusion
Le décaissement est l’étape au cours de laquelle un plan de retraite devient un système opérationnel de flux de trésorerie. L’épargne, les régimes de retraite, les prestations publiques et les autres ressources doivent être reliés aux dépenses réelles, alors que les impôts, les règles des comptes et l’incertitude continuent d’évoluer.
Le principal défi n’est pas de trouver un produit parfait ni un ordre de retrait fixe. Il consiste à comprendre les relations entre les revenus prévisibles, les actifs flexibles, les dépenses après impôt, l’inflation, le risque de marché, la longévité et les priorités du ménage.
Les projections de retraite sont utiles parce qu’elles rendent ces relations visibles. Elles permettent de comparer différentes hypothèses et différents choix de calendrier sans prétendre prédire l’avenir. Dans cette optique, un plan de décaissement est d’autant plus solide que ses compromis sont compréhensibles et que ses hypothèses peuvent être réexaminées.
Points à retenir
- Le décaissement consiste à utiliser les ressources de retraite pour financer les dépenses.
- Il peut commencer avant 71 ans et ne signifie pas qu’il faut encaisser tous les comptes.
- L’accumulation et le décaissement comportent des flux de trésorerie, des questions fiscales et des risques de marché différents.
- Le revenu de retraite au Canada peut comprendre des prestations publiques, des régimes de retraite d’employeur, des REER, des FERR, des CELI, des placements non enregistrés, des fonds immobilisés, des rentes et d’autres revenus.
- Les REER doivent généralement être réglés au plus tard à la fin de l’année où leur titulaire atteint 71 ans.
- Les paiements minimaux d’un FERR commencent généralement l’année suivant son établissement, et les paiements d’un FERR sont généralement imposables.
- Les règles des FRV et des comptes immobilisés dépendent de l’autorité législative qui régit le régime de retraite.
- Le revenu brut, le revenu imposable et la capacité de dépense après impôt sont des mesures différentes.
- Les rendements des placements, le risque lié à l’ordre des rendements, l’inflation, la longévité et la souplesse des dépenses influencent la durabilité.
- Le décaissement est un problème de coordination; aucun ordre universel de retrait ne convient à tous les ménages.
Cet article est fourni à des fins éducatives seulement. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal, juridique, comptable, en placement, en matière de retraite ou de régimes de pension, ni aucun autre conseil professionnel.
Les règles relatives aux REER, aux FERR, aux CELI, aux rentes, aux FRV, aux comptes immobilisés, à l’impôt, aux régimes de retraite et aux prestations gouvernementales peuvent changer et varier selon l’autorité législative du régime de retraite, le statut de résidence, le contrat du compte et la situation individuelle.
Les exemples et comparaisons décrivent des relations générales de planification. Ils ne déterminent pas l’admissibilité, le résultat fiscal, la limite de retrait ni la stratégie de revenu qui conviendrait à une personne.