Aucun des deux comptes n’est supérieur dans toutes les situations. Le résultat dépend des taux d’imposition, du niveau de revenu, de la situation future et des objectifs financiers. Une approche utile pour une personne peut être moins efficace pour une autre.

Le REER et le CELI offrent des avantages fiscaux différents. Une cotisation à un REER donne généralement droit à une déduction aujourd’hui, tandis qu’un retrait d’un CELI est généralement libre d’impôt plus tard. La comparaison porte donc en partie sur le traitement fiscal actuel par rapport au traitement fiscal futur.

Le taux d’imposition actuel influence souvent la valeur d’une cotisation au REER. Plus le taux d’imposition actuel est élevé, plus la déduction peut avoir de valeur, parce qu’elle peut réduire davantage l’impôt au moment de la cotisation. C’est l’une des raisons pour lesquelles le REER est souvent discuté pendant les années de revenu plus élevé.

Le taux d’imposition futur compte aussi. L’efficacité d’un REER dépend non seulement de l’économie d’impôt obtenue aujourd’hui, mais aussi du taux d’imposition qui pourrait s’appliquer lorsque les fonds seront retirés. Regarder seulement un côté de la comparaison peut mener à une conclusion trompeuse.

Le CELI offre souvent plus de flexibilité. Les retraits sont généralement libres d’impôt, les droits de cotisation sont habituellement rétablis après un retrait, et l’accès aux fonds est souvent plus simple que dans plusieurs stratégies axées sur la retraite. Cette flexibilité peut être précieuse lorsque les besoins futurs sont incertains.

Les prestations gouvernementales peuvent aussi influencer la comparaison. Comme les retraits d’un CELI ne créent généralement pas de revenu imposable, ils peuvent interagir différemment avec les programmes fondés sur le revenu que les retraits d’un REER. Cette distinction peut devenir plus importante à la retraite.

La comparaison ne se limite presque jamais à l’impôt. La flexibilité, les objectifs de retraite, les sources de revenu, les objectifs successoraux et les priorités personnelles peuvent tous influencer le résultat. Deux personnes ayant des taux d’imposition semblables peuvent raisonnablement choisir des comptes différents parce qu’elles accordent de l’importance à des objectifs différents.

L’objectif n’est pas de trouver un compte universellement supérieur. L’objectif est de comprendre dans quelles circonstances un compte peut offrir plus d’avantages que l’autre. La question la plus utile n’est souvent pas « Quel compte convient le mieux dans ce contexte? », mais plutôt « Quel compte convient le mieux à ces hypothèses et à ces objectifs? »