Il n’y a pas de réponse universelle à la question du premier compte à utiliser : REER ou CELI. Différentes séquences de retraits peuvent produire des résultats fiscaux différents, interagir différemment avec les prestations gouvernementales et offrir des niveaux différents de flexibilité future. Le résultat dépend souvent des hypothèses sur le revenu, l’impôt, les dépenses et les objectifs de retraite.
Les retraits d’un REER sont généralement imposables, alors que les retraits d’un CELI ne le sont généralement pas. Cette distinction se trouve au cœur de nombreuses discussions sur les retraits, parce que la source du revenu de retraite peut influencer à la fois le pouvoir de dépenser après impôt et les résultats futurs. La différence peut sembler simple, mais ses effets peuvent se faire sentir pendant toute la retraite.
Les décisions de retrait peuvent avoir des effets au-delà de l’impôt de l’année courante. Une séquence qui réduit l’impôt aujourd’hui peut influencer le revenu imposable futur, les prestations gouvernementales futures et les options de retrait futures. C’est pourquoi la planification des retraits est souvent examinée sur plusieurs années plutôt qu’une seule année à la fois.
Les prestations gouvernementales peuvent influencer la planification des retraits. Comme les retraits d’un CELI ne créent généralement pas de revenu imposable, contrairement aux retraits d’un REER, leur interaction avec les programmes fondés sur le revenu peut devenir importante pour certains retraités. L’importance de cet effet dépend de la situation personnelle et du niveau de revenu de retraite.
La flexibilité est souvent sous-estimée. Certains retraités préfèrent préserver les actifs du CELI parce qu’ils donnent accès à du capital libre d’impôt. D’autres peuvent préférer réduire plus tôt les futurs soldes de FERR. Aucune approche n’est automatiquement correcte; chacune peut présenter des avantages et des inconvénients différents.
Les économies d’impôt à court terme et les résultats à long terme ne vont pas toujours dans le même sens. Une séquence de retraits qui semble attrayante pour une seule année ne donne pas nécessairement le résultat le plus favorable sur l’ensemble de la retraite. C’est pourquoi la planification de la retraite met souvent l’accent sur la viabilité à long terme plutôt que sur l’optimisation annuelle.
La question n’est pas seulement de savoir quel compte utiliser en premier. Une question plus utile consiste à comprendre les conséquences associées à différentes séquences de retraits. Comprendre ces conséquences est souvent plus utile que suivre une règle générale.
La planification des retraits repose finalement sur des hypothèses et des compromis. Les taux d’imposition, les besoins de dépenses, la longévité, les prestations gouvernementales, les rendements de placement et les objectifs personnels peuvent tous influencer le résultat. Des hypothèses différentes peuvent raisonnablement mener des retraités différents à des conclusions différentes.
Table des matières
- Introduction
- Comprendre la différence de base
- Pourquoi les retraits REER comptent
- Pourquoi les retraits CELI comptent
- Prestations gouvernementales et décisions de retrait
- Économie d'impôt à court terme et résultats à long terme
- Approches de retrait courantes
- Pourquoi il n'y a pas de réponse universelle
- Conclusion
- Points à retenir
- Notes importantes
Introduction
L’une des questions les plus fréquentes en planification de la retraite porte sur le premier compte à utiliser : REER ou CELI.
La question est normale. Beaucoup de retraités ont des actifs dans les deux types de comptes. Les REER et les FERR représentent souvent une part importante de l'épargne-retraite, tandis que le CELI peut offrir une source de liquidités libres d'impôt et de flexibilité. Comme ces comptes ne sont pas imposés de la même façon, il est naturel de se demander lequel utiliser en premier.
La difficulté est que la planification des retraits donne rarement une réponse universelle. Les sources de revenu, la situation fiscale, les prestations gouvernementales, les dépenses, les objectifs successoraux et le besoin de flexibilité varient d'un ménage à l'autre. Une séquence de retrait intéressante pour une personne peut donc être moins utile pour une autre.
Cet article présente les principaux facteurs qui influencent la comparaison entre les retraits REER et CELI, et explique pourquoi la réponse dépend souvent des hypothèses plutôt que d'une règle simple.
Comprendre la différence de base
Le point de départ est le traitement fiscal des deux comptes à la retraite.
Les retraits d'un REER ou d'un FERR sont généralement inclus dans le revenu imposable. Les retraits d'un CELI ne le sont généralement pas. Cette distinction influence presque toute la comparaison.
Une personne qui retire 20 000 $ d'un FERR peut augmenter son revenu imposable du même montant. Une personne qui retire 20 000 $ d'un CELI ne crée généralement pas ce revenu imposable. Le montant disponible pour les dépenses peut sembler identique, mais les conséquences fiscales peuvent être très différentes.
Les effets dépassent l'impôt lui-même. Comme le revenu imposable peut influencer les taux d'impôt, certaines prestations gouvernementales et la structure du revenu de retraite, la source du retrait peut modifier d'autres éléments du plan.
La comparaison commence donc souvent par l'impôt, mais elle ne s'arrête pas là. L'enjeu est de comprendre comment chaque compte interagit avec l'ensemble du système de revenu de retraite.
Pourquoi les retraits REER comptent
Les actifs REER et FERR peuvent être vus comme du revenu imposable futur. Cela ne signifie pas qu'ils sont moins bons; cela reflète simplement la structure du compte.
La déduction est généralement obtenue au moment de la cotisation, tandis que l'impôt est généralement payé au moment du retrait. À mesure que la retraite avance, les soldes REER et FERR peuvent donc devenir une composante importante du revenu de retraite.
Les retraits procurent des liquidités, mais ils peuvent aussi influencer le revenu imposable. C'est pourquoi le moment des retraits REER reçoit autant d'attention. Un retrait effectué aujourd'hui peut modifier l'impôt courant, les soldes futurs, le revenu imposable futur et le rôle du compte plus tard à la retraite.
Le point essentiel n'est pas de dire que les retraits REER se font toujours tôt ou tard. Le point essentiel est que leur moment peut influencer plus que l'année en cours.
Pourquoi les retraits CELI comptent
Les retraits CELI sont souvent considérés différemment parce qu'ils ne sont généralement pas inclus dans le revenu imposable.
Un retrait CELI peut donc fournir du pouvoir d'achat sans créer les mêmes conséquences fiscales qu'un retrait REER comparable. Cette différence explique pourquoi les actifs CELI sont souvent traités séparément dans les discussions sur le revenu de retraite.
La valeur du CELI ne se limite pas à l'impôt. Comme les retraits ne créent généralement pas de revenu imposable et que les droits de cotisation peuvent généralement être rétablis dans une année future selon les règles de l'ARC, le compte peut offrir une flexibilité que d'autres comptes n'offrent pas.
Cette flexibilité ne rend pas automatiquement les retraits CELI supérieurs aux retraits REER. Elle explique toutefois pourquoi certaines personnes accordent beaucoup de valeur à la préservation du CELI et pourquoi les décisions de retrait impliquent souvent des compromis.
Pris ensemble, le REER et le CELI illustrent un enjeu central de la planification des retraits : deux comptes peuvent fournir le même montant de dépenses, mais produire des conséquences fiscales, une flexibilité et des résultats à long terme différents.
Prestations gouvernementales et décisions de retrait
Les prestations gouvernementales ajoutent une autre couche à la planification des retraits.
Certains programmes peuvent dépendre du revenu. Les retraits REER et FERR augmentent généralement le revenu imposable, alors que les retraits CELI ne le font généralement pas. La source du revenu de retraite peut donc influencer la façon dont les prestations interagissent avec le plan global.
L'importance pratique de cet effet dépend de la situation et du niveau de revenu. Pour certaines personnes, l'effet peut être limité. Pour d'autres, il peut devenir un facteur important dans l'évaluation des différentes approches de retrait.
Cela ne veut pas dire qu'un compte est toujours préférable à l'autre. Cela rappelle plutôt un principe important : les sources de revenu ne fonctionnent pas en vase clos. Une décision touchant un compte peut influencer l'impôt, les prestations, la flexibilité future et d'autres composantes du revenu de retraite.
L'objectif n'est donc pas seulement de trouver le retrait qui réduit l'impôt de l'année. Il est de comprendre comment différentes décisions de retrait peuvent influencer l'ensemble de la retraite.
Économie d'impôt à court terme et résultats à long terme
Une idée importante en planification des retraits est la différence entre l'économie d'impôt annuelle et le résultat à long terme.
Une séquence de retrait qui semble avantageuse cette année ne donne pas nécessairement le meilleur résultat sur toute la retraite. La retraite peut durer plusieurs décennies, et les décisions prises aujourd'hui peuvent influencer l'impôt, les soldes de compte, les prestations, la flexibilité et le revenu de retraite bien plus tard.
Par exemple, réduire l'impôt cette année peut augmenter le revenu imposable plus tard. Préserver un compte aujourd'hui peut réduire la flexibilité demain. Accélérer les retraits peut produire un résultat; les reporter peut en produire un autre. Ces effets sont souvent difficiles à voir lorsqu'on regarde une seule année.
C'est pourquoi la planification de la retraite utilise souvent des projections et des scénarios, plutôt qu'une simple optimisation fiscale annuelle.
Le but n'est pas seulement de réduire l'impôt aujourd'hui. Il est de comprendre comment les retraits peuvent influencer le revenu après impôt et la flexibilité financière pendant toute la retraite.
Approches de retrait courantes
Plusieurs approches reviennent souvent dans les discussions de planification.
Certaines personnes utilisent leur REER relativement tôt tout en préservant le CELI. D'autres conservent les actifs REER plus longtemps et utilisent davantage le CELI. D'autres encore retirent de plusieurs comptes en même temps pour générer un revenu à partir de différentes sources.
Le fait que plusieurs approches existent est déjà révélateur. S'il existait une stratégie universellement supérieure, la discussion serait beaucoup plus simple. Les approches diffèrent parce qu'elles reposent sur des hypothèses et des objectifs différents.
Certaines mettent l'accent sur l'efficacité fiscale courante. D'autres privilégient la flexibilité future, les prestations gouvernementales, les considérations successorales ou la gestion des soldes FERR futurs. L'approche appropriée dépend moins du nom de la stratégie que du contexte dans lequel elle est appliquée.
La leçon utile n'est pas qu'une méthode est toujours meilleure. Elle est que les retraits gagnent à être comparés comme des scénarios, et non appliqués comme une règle unique.
Pourquoi il n'y a pas de réponse universelle
Le désir d'une réponse simple est compréhensible. Beaucoup de retraités veulent savoir s'il vaut mieux utiliser le REER ou le CELI en premier.
Mais la réponse dépend de variables qui changent d'un ménage à l'autre : taux d'impôt, sources de revenu, prestations gouvernementales, dépenses, longévité, objectifs successoraux et hypothèses futures.
Différentes combinaisons de ces facteurs peuvent mener à différentes conclusions. Une approche intéressante pour une personne peut être moins efficace pour une autre, même avec des soldes de compte semblables.
Cela ne réduit pas la valeur de la planification des retraits. Au contraire, cela montre que les hypothèses derrière une stratégie sont souvent plus importantes qu'une règle générale. Lorsque les hypothèses sont visibles, les forces et les limites des différentes approches deviennent plus faciles à évaluer.
Conclusion
La comparaison entre les retraits REER et CELI est souvent présentée comme une recherche du bon ordre de retrait.
En pratique, la discussion la plus utile porte sur les conséquences des différentes séquences. Les retraits REER augmentent généralement le revenu imposable. Les retraits CELI ne le font généralement pas. Au-delà de ce constat, la comparaison devient rapidement une question d'hypothèses, d'objectifs, de flexibilité et de résultats à long terme.
Différentes séquences peuvent produire des résultats fiscaux différents, des niveaux de flexibilité différents et des interactions différentes avec le reste du plan de retraite. La question pertinente est donc rarement de savoir quel compte doit toujours être utilisé en premier. Elle est plutôt de comprendre comment une séquence donnée peut influencer les résultats au fil du temps.
La meilleure approche n'est pas nécessairement celle qui suit une règle précise. C'est celle qui correspond le mieux aux hypothèses, aux priorités et aux circonstances examinées.
Points à retenir
- Il n'existe pas de réponse universelle à la question REER ou CELI en premier.
- Les retraits REER et FERR sont généralement imposables; les retraits CELI ne le sont généralement pas.
- Les décisions de retrait peuvent influencer plus que l'impôt.
- Les prestations gouvernementales, la flexibilité, les taux d'impôt futurs et les objectifs de retraite peuvent tous compter.
- L'économie d'impôt à court terme et le résultat à long terme ne vont pas toujours dans le même sens.
- Différentes séquences de retrait peuvent produire des résultats différents avec les mêmes actifs totaux.
- La planification des retraits dépend fortement des hypothèses.
- Comprendre les conséquences des différentes approches est souvent plus utile que suivre une règle générale.
Notes importantes
Cet article est fourni à titre éducatif seulement.
Les avantages relatifs des retraits REER et CELI dépendent de nombreux facteurs, notamment les taux d'impôt actuels et futurs, les sources de revenu de retraite, les prestations gouvernementales, les dépenses, la longévité, les rendements et les objectifs personnels.
Les lois fiscales, les programmes gouvernementaux, les règles de retrait et les seuils de revenu peuvent changer.
Les concepts présentés ici servent à expliquer des facteurs de planification. Ils ne constituent pas des recommandations personnalisées.
Les stratégies de retrait se comprennent généralement dans le contexte d'un plan global de revenu de retraite.